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Glossaire · Structure de la transaction

Transaction d'actifs vs transaction d'actions

Une transaction d'actions vend l'entreprise elle-même (les actions changent de mains) ; une transaction d'actifs ne vend que des actifs et des contrats sélectionnés de cette entreprise. Le choix détermine l'impact fiscal, les passifs transférés et les contrats qui se poursuivent automatiquement: ​​dans la pratique Benelux, les transactions d'actions sont gagnantes pour les vendeurs, les transactions d'actifs pour les acheteurs.

Définition

Il s'agit de la décision la plus structurelle dans une négociation M&A, et dans 80 % des Benelux transactions avec des PME, elle est prise pour des raisons fiscales et financières plutôt que opérationnelles. La logique économique est diamétralement opposée pour le vendeur et l’acheteur, ce qui explique pourquoi le choix absorbe autant de temps de négociation.

La fiscalité: le centre de gravité. En Belgique, la plus-value sur actions des particuliers est imposée à 10% depuis 2026 (dans des tranches légales spécifiques) ; les plus-values ​​sur les actifs de l'entreprise sont soumises à l'impôt sur les sociétés (25 %). Pour un particulier qui vend sa PME, l’opération d’achat d’actions est donc généralement plus attractive sur le plan fiscal : avant le régime de 2026, les plus-values ​​sur actions étaient souvent totalement exonérées dans le cadre de l’imposition normale des dirigeants. Aux Pays-Bas, un impôt de case 2 de 26,9 % s'applique aux plus-values ​​sur les actions à intérêt substantiel (>5 %) ; ici aussi, l'offre d'actions est généralement plus avantageuse pour le vendeur. À l’inverse, les acheteurs préfèrent les transactions d’actifs, car les actifs acquis peuvent être réévalués fiscalement (sur la base du step-up), générant ainsi un amortissement plus élevé et une fiscalité future moindre.

La responsabilité est le deuxième grand thème. Dans le cadre d'un accord d'actions, l'acheteur acquiert l'entreprise, y compris toutes les obligations connues et inconnues : réclamations fiscales historiques, contamination de l'environnement, litiges juridiques latents, obligations de retraite. Les clauses R&W et les séquestres limitent ce risque mais ne l’éliminent jamais. Dans une transaction d'actifs, l'acheteur choisit explicitement quels actifs et quels contrats sont transférés ; tout ce qui n'est pas expressément cédé reste dans la société vendeuse. Pour les entreprises présentant un risque historique important (industrie manufacturière confrontée à des problèmes environnementaux, secteurs ayant un historique fiscal important), cela pousse les acheteurs vers une transaction d’actifs, souvent difficile.

La continuité est le troisième thème et est souvent sous-estimée. Dans le cadre d'une transaction d'actions, la société reste juridiquement la même entité ; tous les contrats (clients, fournisseurs, baux, prêts, licences) se poursuivent automatiquement sans reformulation. Dans une transaction d'actifs, chaque contrat doit être transféré individuellement, ce qui nécessite le consentement de la contrepartie et, en pratique, des semaines, voire des mois, d'administration. Pour les entreprises de services B2B disposant de centaines de contrats clients, l’accord d’actions est souvent inévitable sur le plan opérationnel, quel que soit l’impact fiscal.Dans la pratique Benelux en 2026, environ 75 % des transferts de PME s'effectuent sous forme de transactions d'actions et 25 % sous forme de transactions d'actifs, la balance se tournant vers les transactions d'actifs à mesure que la taille de la transaction augmente et que l'aversion au risque du côté des acheteurs s'accentue. En dessous de 5 M€ EV : cession de 85 % des actions. Entre 5 M€ et 25 M€ : 70/30. Au-dessus de 25 M€ : 55/45, avec un choix fortement orienté acheteur. Une structure hybride: un accord d'actionnariat avec une « scission » préalable d'une activité à risque dans une société distincte: est une troisième voie qui fonctionne élégamment pour des situations spécifiques (par exemple, créer une division au sein d'un holding).

Exemple travaillé

Une entreprise industrielle familiale belge avec 12 M€ EV a été négociée en 2026. Vendeur, particulier, opération d'actions privilégiées (impôt 10% sur la plus-value ≈ 1,2 M€). L'acheteur, une plateforme française PE, a préféré l'accord d'actifs pour contenir les risques (le site de l'usine avait un historique environnemental peu clair). Compromis : accord de partage avec une cession préalable des biens immobiliers dans une société distincte fraîchement constituée qui a reloué à l'entité principale. Résultat : le vendeur a conservé l'avantage fiscal de l'opération d'action sur l'activité d'exploitation ; L'acheteur a isolé le risque immobilier d'un véhicule en dehors de son exposition juridique directe. La structure a ajouté 45 000 € d'heures légales supplémentaires et un an de planification avant la clôture, mais a donné aux deux parties ce dont elles avaient besoin.

Quand c'est important

Dans chaque transfert significatif. La décision est généralement prise au cours de la phase de lettre d’intention et est difficile à revenir sans dénouer l’intégralité de l’accord. Trois questions auxquelles chaque vendeur doit répondre avant la lettre d'intention : (1) quel est l'impact fiscal des deux structures dans ma situation spécifique (consulter un conseiller fiscal, pas seulement un avocat M&A), (2) quels passifs historiques dois-je divulguer sous l'acheteur DD, (3) de combien de novations de contrat l'entreprise a-t-elle besoin sur le plan opérationnel - si c'est plus de 50, la transaction d'actifs devient logistiquement douloureuse.

Lire : achat d'actions ou transaction d'actifs: choix de structure→

Foire aux questions

Quelle structure est la plus avantageuse fiscalement pour un vendeur belge en 2026 ?
Opération d'actionnariat généralement réservée aux particuliers : la plus-value sur actions est imposée à 10 % depuis 2026 dans des tranches statutaires spécifiques, contre 25 % d'impôt sur les sociétés sur la plus-value patrimoniale au sein de l'entreprise. Pour les transactions entre entreprises, le calcul diffère et il est préférable de consulter un fiscaliste au cas par cas.
Pourquoi les acheteurs préfèrent-ils les transactions sur actifs alors que les vendeurs souhaitent les transactions sur actions ?
Trois raisons : (1) acquisition sélective d'actifs sans passif historique inconnu, (2) augmentation de l'impôt sur les actifs acquis (assiette d'amortissement plus élevée, impôts futurs inférieurs) et (3) allocation R&W plus propre. Certains acheteurs paient 5 à 10 % de plus pour la structure de transaction d'actifs en guise de compensation pour le vendeur.
Quels sont les écueils opérationnels d’une transaction d’actifs ?
Chaque contrat (clients, fournisseurs, bail, licence, prêt, pension) doit être cédé individuellement avec l'accord de la contrepartie. Pour les entreprises avec des centaines de contrats, cela prend des mois. Le personnel relève de la CLA 32bis (BE) ou de règles néerlandaises comparables en matière de transfert d'entreprise, ce qui complique l'administration des ressources humaines tout en préservant la protection des salariés.
Puis-je passer d’une transaction d’actifs à une transaction d’actions en cours de négociation ?
Théoriquement oui, pratiquement rare. La lettre d’intention fixe généralement la structure et la renégociation déclenche un recalcul des prix, une replanification fiscale, une révision du périmètre DD et une refonte juridique. Prévoyez 4 à 8 semaines de retard et 25 à 60 000 € de frais juridiques supplémentaires si vous renégociez. Faites votre choix avant de signer la LOI.

Termes associés

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